Un peu de douceur
Jean-Christophe Denis, 2016 à aujourd’hui
Dans la série « Un peu de douceur », JC Denis esquisse des corps, rend hommage à la féminité en mettant en exergue une sensualité à l’innocence sculpturale. Il pousse le Polaroïd dans les extrêmes de sa perception en usant d’une surexposition qui ne dévoile les formes que par les ombres, dans une lutte sans cesse renouvelée contre la lumière.
Dans des plans serrés, il pousse les limites d’un appareil à mise au point spontanée, le Polaroïd. C’est donc la lumière qui lui sert d’outil pour « sculpter » les corps, transformer la chair pour lui conférer cette dimension sculpturale qui la caractérise.
La lumière vient lécher les corps, brûler les contours jusqu’a en effacer les détails et leur conférer la sensualité du marbre. De cette lutte contre l’éclatante lumière nait un érotisme entrevu, emportant le regard dans un voyage vers une antiquité retrouvée. Les bustes féminins qui ainsi se dévoilent, nous arriment à leur intimité délicate.
Emma Werler